Talofa! Ça veut dire bonjour... Ça y est je suis de retour sur Auckland après 2 semaines au Samoa, et je pars très très très bientôt pour la France, retour au pays.
Bon je dois avouer que j'ai été déçu par les Samoa :(
Comment décrire ce pays, je pense que les Samoa; c'est avant tout les plages...
Non! Ce serait simplifier le tableau, les Samoa c'est avant tout les gens et la nourriture...
Je reprends depuis le début, les Samoa, ce sont des îles paradisiaques que l'on peut définir par son système de bus :)
Au delà de leur vétusté, prendre le bus est une véritable aventure. Un exemple, je veux aller à Manono aujourd'hui, je me rends tout d'abord au terminal de bus a côté du marché aux puces, tous les bus passent par là, enfin non, pas tous, mais la majorité, alors à moins de pas avoir de bol et de vouloir aller par exemple à Fagaloa bay (mais c'est une autre histoire...), il est préférable d'attendre le bus au terminal.
Quand j'écris 'attendre', je choisis mon verbe avec soin, en effet, il n'y a pas a proprement parlé d'horaire de bus, il faut donc connaître le système ou attendre.
Moi j'attends...
2h et quelques rencontres plus tard, mon bus arrive :) Il se gare, j'y rentre et m'assoie puis attends encore 1h30 avant qu'il ne redémarre, il se faufile dans les rues d'Apia, la capitale, pendant 10mn puis revient exactement au même endroit et se gare de nouveau...
15mn plus tard, on repart.
Ce qu'il faut savoir, c'est qu'au Samoa, chaque chauffeur possède son bus, le but n'étant donc pas la ponctualité (vous l'aurez compris) mais plutôt le remplissage.
Afin d'optimiser le remplissage en question, un assistant chauffeur est chargé d'empiler les gens, un système très au point, tout d'abord les jeunes s'empilent (ils s'assoient sur les genoux les uns des autres), puis les femmes, puis les hommes pour finalement en cas d'ultra bondage obliger les palangi (les blancs) à s'empiler.
Je reprends le fil de l'histoire, je suis donc dans un bus bondé avec un italien du nom de Mauricio sur les genoux, il repart (enfin!), pour 10mn avant de s'arrêter encore, au "supermarché"...
Et là, tout le monde descend et va faire ses courses pendant une demie heure, ce qui a pour conséquence de "blinder" un peu plus le bus avec tous les achats.
Après ce dernier arrêt technique, le bus s'en va enfin vers sa destination à une vitesse de pointe défiant toute concurrence avec un solex, des pointes hautes vers les 60km/h et des pointes basses dans les côtes vers les 5km/h, bref une vitesse idéale pour prendre des photos :)
J'ai réparti mes 15 jours sur les 2 îles principales d'Opulu et Savai'i mais je me suis fait également des sorties sur les îles plus petites de Namu'a et Manono.
Mais au fait, les Samoa c'est où??? (Pas de vulgarité au fond de la classe, je vous ai entendu!)
Mon avion arrivant relativement tard, je décide de passer le premier soir à Apia la capitale, le premier hôtel que j'essaie est plein, dans le deuxième je rencontre Mae, qui me conseille un jolie coin de l'île, la destination favorite des touristes, je lui demande si je ne pourrais pas plutôt aller dans un coin de l'île sans touriste, elle de me répondre :"Tu devrais aller voir mon frère!".
Le lendemain matin je prenais mon premier bus pour aller voir son frère Saute. J'ai passé 2 jours là bas à vivre avec la famille peu nombreuse (seulement 7 personnes, la moyenne devant être autour de 15) dans leur "maison" câlée entre 2 villages perdus dans une baie complètement dépourvue de palangi.
Une expérience excellente, ils mangent ce que la terre et la mer leur donnent, c'est à dire beaucoup!
Les repas sont plus que copieux et excellents, j'ai le droit à toutes les spécialités locales. Dans la journée je vais plongée sur la barrière de corail ou je me rends à ma chute d'eau personnelle :)
Ah oui, j'ai oublié de préciser, j'ai eu parfois des journées nuageuses, voir pluvieuses, il faut néanmoins garder à l'esprit que la température extérieure est constamment de 35° et la température de l'eau 30°.
Après ce début exceptionnel, un ride de bus et un peu d'autostop plus tard, j'atterris à l'endroit le plus touristique de l'île avec une plage et des coraux fantastiques (C'est la photo du début!).
Je ne developperais pas trop la suite de mon voyage, mais je me suis déplacé d'endroits paradisiaques vers des endroits encore plus paradisiaques, mon quotidien est rythmé principalement par l'exploration pendant des heures de la barrière de corail et des poissons y habitant. Bien sûr je glande aussi :)
J'ai passé une journée et une nuit sur la micro-île de Namu'a, on en fait le tour à pied à marée basse en 1/2h.
C'est comme dans un roman, perdu sur une île déserte.
Puis je me suis aventuré sur une autre petite-île, le tour à pied prend 1h30, pas de route ni de chien, c'est la règle.
La famille qui tient les "fale" est d'une gentillesse incroyable, j'y reste plus longtemps que prévu.
Les fale, ce sont les habitations typiques de l'île, des cabanes en bois pour simplifier!
Pendant la journée, j'emprunte le canoe familial pour me rendre sur le reef, j'y croise parfois une tortue...
Le soir l'ambiance est aux jeux de carte, alors que tous le monde chante, on se sent bien.
Sur l'île de Savai'i les paysages sont un peu différents, plus volcanique dirons-nous:
Un jour, alors que je me baladais dans un vieux van avec d'autres touristes, les freins lâchent! On continue quand même à rouler pendant 20km puis on attend le mécano.
Verdict, une fuite du liquide de frein à l'avant droit. Réparation? Devinette...
Comment réparer ce type de panne en 20 minutes avec 1 clou, 1 sac plastique, une pince et du liquide de frein?
Simple, à l'endroit de la fuite, il dévisse le tuyau incriminé, coupe le clou en deux et bouche chaque coté du tuyau avec du sac plastique et une moitié de clou (pour arrêter la fuite). Ensuite il remet du liquide et nous voilà repartis avec 3 freins sur 4 :)
Quand on a pas de pétrole on a des idées c'est ça???
A part ça et bien plage, beau temps, superbes plongées pour finir mon trip.
LA petite anecdote du retour. Après seulement 3h de sommeil j'arrive à l'aéroport d'Auckland avec pour seule envie aller me coucher. Ca fait pas mal de fois que je prends l'avion à Auckland, j'y ai ma petite routine :)
Cette fois au moment de récupérer mon bagage, le chien de la douane me saute dessus!!!
Je suis gentillement prié d'aller dans une partie isolée de l'aéroport, assis sur une chaise, je n'ai pas le droit de bouger ni de mettre mes mains dans mes poches! Après 30mn d'attente, un premier douanier vient me voir et me dit simplement que le chien a "fortement détecté" des traces de drogues sur moi, cannabis, heroine ou cocaine...
Il me demande où j'ai caché la drogue, bien sûr je lui réponds que je n'ai rien, il repart et me laisse encore poireauter pendant 20mn.
Je gamberge, je me vois déjà en prison ou coincé en Nouvelle-Zélande comme dans un mauvais film. Je repense à mon dernier jour à Apia, j'ai laissé mes sacs toute une après-midi chez des amis Samoans qui je le sais, fument régulièrement, je commence à flipper. Si ils avaient voulu me faire une surprise en me glissant un petit paquet d'herbes locales ou si simplement par accident quelque chose etait tombé dans mon sac...
Un autre douanier arrive, même scénario, il ne me demande pas si j'ai de la drogue sur moi mais où est la drogue.
Je m'indigne... il me demande quand j'ai consumé des drogues pour la dernière fois, et quand je lui dit que j'ai dû fumer une fois à une soirée il y a 6 mois, il n'a pas franchement l'air de me croire!
Pour me justifier, j'explique que je ne dois rester à Auckland que 4 jours et qu'il serait stupide de ramener de la drogue des Samoa alors que je repars en France, il me répond simplement que tous les dealer de drogue font ça et qu'effectivement c'est stupide :0(
Il repart et me laisse un bon 1/4h, j'ai un peu les mains moites, je veux dormir et je veux un café...
Un dernier douanier arrive, il me dit qu'il va vider mes sacs puis qu'il va procéder à une fouille corporelle, je suis dans un mauvais rêve, je vais me réveiller...
Lors de la fouille de mon sac, il tombe sur mon journal, une de mes dernière rencontre au Samoa est hollandaise, il me regarde d'un air convaincu, je suis un drogué, tout m'accable, mes trous dans mon jean, mes cheveux longs, mon sac à dos...
Il passe ensuite des bouts de papier sur mes vêtements, mes sacs, moi puis part faire des analyses avec une machine. Il revient et me dit tout simplement "vous êtes libre".
Mouais... Pas convaincu, je lui demande des explications, et apparemment les chiens étant bien plus sensibles que les machines, ils repèrent des traces infimes, comme j'ai laissé mes affaires chez mes amis amateurs de Bob Marley, c'est sans doute l'odeur sur les sacs qui a excité le chien.
Après 2h de grosse grosse peur, je repars de l'aéroport. J'espère que tout ira bien a Roissy :0)
Les photos des samoa

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